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Top 100 sur le Semi de PARIS 2016

logo@x2Une semaine est déjà passée depuis le semi-marathon de Paris 2016. Une semaine sans courir, une semaine de repos forcé dans cette préparation du marathon de Boston qui se déroulera le 18 avril prochain.  Cette semaine de pause obligatoire ne devait durer que deux à trois jours… nous l’avions décidé ainsi avec Bruno Heubi, mon entraîneur, afin de laisser reposer, par précaution, un mollet un peu douloureux. Après quelques séances de compex et une séance de cryothérapie chez Cryotep, tout semblait rentrer dans l’ordre. C’était sans compter sur les conséquences du froid dans lequel nous avons couru dimanche dernier à l’inverse de l’année dernière. Je me récupère en effet un rhume carabiné, doublé  d’une bronchite. Mais finalement,  cela valait la peine quand je me remémore cette course qui m’a encore souri ! Lire la suite

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10km du 14ème: le retour gagnant (de peu)

Voilà presque trois mois que je n’avais pas épinglé de dossard… Et malgré quelques doutes sur mon état de forme notamment dus à un entrainement un peu léger ces dernières semaines, je suis gonflé à bloc. Les conditions sont idéales: il fait froid mais sec!

Le petit déjeuner habituel composé d’1/4 de Gatosport et d’un verre de Coca Light est englouti rapidement, suivi d’une petite douche, et c’est parti.

J’adore cette course pour de nombreuses raisons: c’est la première de la saison, le parcours passe quasi devant chez moi et surtout je peux me rendre sur la ligne de départ à pieds. Pour une fois je vais laisser un sac aux consignes pour bénéficier d’un vêtement de rechange et pouvoir m’attarder à l’arrivée.

12487246_1008020252554803_6593797440442628241_oJe retrouve rapidement Quentin, local de l’étape également avec qui je partage régulièrement mes entraînements. Nous nous échauffons bien compte tenu de la fraîcheur du temps. Avec près de 2000 coureurs, les habitués des courses parisiennes sont présents et je retrouve avec plaisir Guillaume et Lorène, meneurs d’allure 45′ et 1h, Guillaume, Julien, Jean-Pierre et bien d’autres… Lire la suite

Les 3 000km de 2015 (ou presque)…

Une chose est certaine, à l’heure où j’écris ces lignes, je ne parviendrai pas à dépasser les   3 000km de course à pieds cette année. Il ne s’agissait pas d’un objectif en tant que tel mais pour la symbolique j’aurais aimé y arriver. Tout n’est pas perdu, demain, le 31 décembre, il faudrait effectuer une sortie de 25km… ou pas !

Avant de commencer ce bilan, j’ai relu ce que j’avais écrit en début d’année en guise de programme. J’ai finalement participé à l’essentiel des courses prévues mais avec des résultats bien meilleurs que ce à quoi je m’attendais. L’année 2015 allait être difficile oui, mais motivante !

La distance reine : le marathon.

cr1Deux de plus à mon actif cette année : PARIS et BERLIN et deux performances sous les 3h. Il s’agissait là de l’objectif de l’année : passer cette barre mythique. Ce sont 20 minutes gagnées en 1 an : de 3h02 à MARSEILLE en 2014 à 2h53 à Paris en avril dernier et enfin 2h42 à BERLIN en septembre. Le dernier, le plus rapide, a été pourtant le plus agréable (j’avais envie d’écrire facile, mais en réalité il a fallu courir quand même…). La préparation millimétrée de Jean-Christophe et le tracé sont les deux raisons évidentes de cette progression.

Le semi-marathon : la distance manquée en 2015

En 3 000km, je ne me suis aligné qu’une seule fois sur cette distance, que pourtant j’affectionne particulièrement. Il faut rester sur le fil du rasoir en permanence pour y réaliser une performance. PARIS en mars a été l’occasion de valider le travail réalisé en début de préparation marathon et de passer sous les 1h20.

Je garde toutefois un petit sentiment d’inachevé sur cette distance cette année. J’ai en effet renoncé à participer à la dernière minute au semi de Lille. Il n’était pas question de le courir à fond en raison de sa trop grande proximité avec le marathon de BERLIN. Alors à quoi bon se déplacer pour en faire une sortie AS 42 ? Mon manque de motivation et une certaine fatigue ont eu raison de moi.

Dernier objectif de l’année, et dernier rendez vous avec la distance, le semi de Boulogne a été annulé pour les raisons que tout le monde connait.

Le 10km : la recherche de vitesse.

17187_1062021963826145_6551581636745313702_nD’où vient cette soif de record sur cette distance ? Pas moins de 7 courses encore en 2015 et 2 annulées en fin d’année. La barre des 38’ est tombée dès le début dans le 14ème, puis un temps à 37’ ( 10km du Bois de Boulogne) et enfin 35’29 en Bretagne car je n’étais pas encore rassasié.

Des résultats, mais aussi beaucoup de travail.

Il m’a fallu caser 6 sorties par semaine pour en arriver là. Avec un peu de recul, il est temps de se poser la question : est-ce assez ou trop ? Je me rends compte que ce volume d’entraînement est nécessaire pour réussir. La lassitude peut pointer le bout de son nez quelquefois. C’est à ce moment qu’apparait l’importance pour moi des plans d’entrainement et du suivi par un entraîneur.S062

2016, comment conserver la motivation ?

J’ai toujours envie de courir. Je m’en rends compte depuis quelques jours après une période de presque un mois d’arrêt de l’entrainement pour des raisons professionnelles. Ce repos a sûrement été salvateur pour mes muscles et articulations.

logo-100km-millauNéanmoins, afin de me renouveler totalement, j’ai décidé d’orienter mon année 2016 vers un objectif principal et nouveau : le 100km et bien entendu Millau. J’ai besoin de me mettre en (grosse) difficulté et de découvrir de nouvelles choses dans la course à pied. La distance est folle, le profil de la course tout autant. C’est parfait ! Je vais partager cette expérience avec mes amis les Guillaume : Guillaume Runner comme accompagnateur vélo et Londs Runner comme concurrent…

imagesQuelques mois auparavant, Londs Runner et moi participerons au mythique Marathon de BOSTON. J’ambitionne à cette occasion de passer la barre des 2h40. J’espère que cela est réaliste.

Pour m’accompagner dans ces deux objectifs, je vais passer entre les mains de Bruno HEUBI, entraîneur spécialisé en course à pied et notamment sur les longues distances.

Vous pourrez également me retrouver dans quelques courses, parisiennes pour la plupart:

  • 10km du 14ème
  • Les foulées de Vincennes ou 10km du 8ème
  • Le Semi-marathon de PARIS
  • Marathon de BOSTON
  • 10km du 19ème
  • 10km l’Equipe
  • Les foulées du 12ème
  • 100km de MILLAU

Et sûrement d’autres !

Bonne année 2016 et bon run !

http://2015.strava.com/video/qGZDKzl

Jeu Concours – Gagnez un pack marathon OVERSTIM.s

Pendant toute ma préparation et lors du marathon de Berlin j’ai utilisé des produits de nutrition de la marque OVERSTIM.s .

J’ai eu la chance de pouvoir tester une partie de la gamme et ainsi valider ma stratégie de ravitaillement avant et pendant la course. Retrouvez chaque test en cliquant sur le produit:

  • Pendant la course
    • 3 gels:  1 Energix,  1 Antioxydant,  et 1 Red Tonic Sprint Air
    • 1 bidon d’ Hydrixir longue distance

Aujourd’hui, OVERSTIM.s et Eulcès Runner pour permettent de gagner entre le 10 et 16 octobre (fin du jeu à 20h) un pack marathon composé de : Malto Antioxydant, Gatosport, boisson d’attente et 8 gels!

Les conditions pour participer au tirage au sort:

  • Aimer les pages Facebook Euclès Runner et OVERSTIM.s
  • Partager la publication
  • Commenter la publication en mentionnant le nom du marathon que vous rêvez de courir
  • 2 chances si vous êtes inscrits sur le blog Euclès Runner. (N’oubliez pas de confirmer votre inscription sur le blog via le mail automatique que vous recevez… sinon ça marche pas!)concours OVERSTIMS

 

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Marathon de BERLIN 2015 et mes premières larmes…

Nous sommes déjà quelques jours après la course, mais ce récit j’ai commencé à l’écrire mentalement dimanche vers 11h40… A cet instant, il ne me reste qu’un kilomètre à parcourir et je sais déjà que j’ai rempli mon objectif: courir un marathon en moins de 2h45. Sans ralentir pour autant, j’ai retiré mes lunettes de soleil, un peu pour les photos, mais surtout pour mieux voir et ressentir ce moment particulier. Pour la première fois depuis que je cours, j’ai la gorge serrée et les larmes aux yeux en m’approchant de l’arche et du tapis bleu marquant cette fin de course. Quelle sensation!347717_206202564_XLarge

Je me remémore déjà, alors que je n’ai pas encore passé la ligne d’arrivée, tous ces kilomètres que j’ai parcourus pendant les dix dernières semaines, les doutes, les débuts de blessures, les espoirs, les miens et ceux de mes proches, de mes amis…

Il me faut remonter un peu plus loin que 2h42’50 », pour vous faire partager toute la joie qui m’habite à cet instant. J’ai un peu délaissé les comptes rendus d’entraînement après la semaine 7… La rentrée et l’intensité des dernières semaines ont eu un peu raison de ma motivation. Je continue à avaler les kilomètres au gré des séances mais avec un peu de difficulté. Un début de contracture une nouvelle fois me met un peu le moral dans les chaussettes, puis sournoisement viendra une douleur au tendon du long fléchisseur (en gros celui qui va jusqu’à l’orteil). Cette dernière douleur ira en augmentant, pour atteindre des sommets la semaine de la course.

347717_205183254_XLargeEn prenant l’avion en compagnie des deux Guillaume (Londs-Runner et Guillaume Runner) vers Berlin, je commence sérieusement à m’interroger sur ma capacité à courir 42.195km… Cette interrogation va même se renforcer lors de notre dernier footing du samedi matin. Chacun de mes appuis est suivi d’un craquement très sonore de mon orteil…

Sur la ligne de départ

A l’intérieur du sas B, j’attends le départ en revalidant tous les préparatifs pour essayer de me rassurer. Le réveil a sonné à 6h pour un départ à 9h. C’est très matinal, même si d’ailleurs l’hôtel était très bien situé par rapport à la zone de départ. Immédiatement il s’est agi de prendre le petit déjeuner: un demi Gatosport, 3 gélules de BCAA, 1 gélule de spiruline, quelques verres de Coca light… et ensuite deux comprimés d’immodium. Un vrai régal!

Guillaume alias Londs-Runner et Julien, lui aussi entraîné par Baba JC, sont à mes côtés. Nous papotons alors que le coup de pistolet retentit. Je suis surpris et pas du tout prêt, si bien que je rate le déclenchement de ma montre en passant sur la ligne de départ. Je panique. Elle s’est verrouillée. J’appuie frénétiquement sur tous les boutons et parviens enfin à déclencher le chronomètre près de 20 secondes plus tard.

Le peloton est assez dense et comme je n’ai pas encore d’allure cohérente sur l’écran de ma montre, je décide de suivre Guillaume. Je le perds rapidement de vue et cherche à accélérer, sauf que je suis gêné par ma ceinture cardiaque. Cela ne m’arrive jamais pourtant. Je ne cesse de la remonter mais inlassablement elle redescend. Alors que je n’ai pas encore passé le 2ème kilomètre les problèmes s’accumulent. Tout en courant, je remonte mon t-shirt jusqu’aux aisselles, détache ma ceinture, puis la remets! Je dois être beau à voir à courir le ventre à l’air… Finalement tout rentre dans l’ordre, mais je ne saurai pas ce qu’il s’est passé. Je peux commencer à me concentrer sur ma course.

A l’issue de ces 2.5km de ligne droite je vais réussir à distinguer les encouragements de mon ami Thomas qui m’a prévenu la veille de sa présence parmi les spectateurs. A peine quelques minutes plus tard je suis déjà au 5ème kilomètre et semble-t-il dans les temps.347717_205318670_XLarge

A l’approche du Bundestag

Je presse le bouton « lap » de ma montre au moment de passer ce 5ème kilomètre. Il me semble que je suis dans la bonne allure. En effet, mon départ un peu précipité fait que ma montre a mis quelques instants à trouver les satellites…ce qui se ressent sur la précision de l’allure affichée. J’ai prévu de courir à une allure comprise entre 3’50 et 3’52 au km. Je sais qu’à cette allure il me faut 19’10 pour parcourir 5km. Je vais donc découper ma course en fraction de 5km. Je ne regarderai finalement jamais ni temps ni allure cumulée, je me concentrerai sur le chronomètre et les temps de passage tous les 5km. Cela me permet également de vérifier régulièrement des temps de passage intermédiaires: ex le 3ème kilo en 11’30… et de ne pas avoir la mauvaise surprise de m’être laissé embarquer dans une fausse allure par un GPS qui s’est décalé. Sur 42km cela peut faire des dégâts sur le temps final!  J’ai testé cette pratique lors du marathon de Paris et ai confirmé sa pertinence à Berlin. Dernier avantage: ça occupe, ce petit jeu de calcul mental et de vérification d’allure.

Le parcours à ce moment passe à proximité de notre hôtel, nous avons reconnu les lieux lors du footing de la veille. Nous longeons le Bundestag et atteignons la difficulté en terme de dénivelé : une petite pente pour passer sur un pont au-dessus de la Spree. Je n’ai pas souvenir ensuite d’une quelconque côte… Nous approchons du 10ème kilomètre et déjà le peloton est beaucoup moins dense. J’ai doublé des coureurs partis un peu vite mais globalement le niveau de mes voisins est homogène.

1er Ravitaillement.

347717_205723126_XLargeJ’aurai parcouru ce second bloc de 5km en 19’11. Visiblement je suis régulier et je n’éprouve pas de difficultés. Je décide tout de même de prendre mon premier gel. Ce sera un antioxydant OVERSTIM.S. Suite à mes tests de cet été lors de la préparation, j’ai décidé de partir en totale autosuffisance: 5 gels et une gourde d’Hydrixir longue distance dans un bidon Simple Hydration. Je souhaitais disposer d’une boisson énergétique en complément des gels. Le bidon m’a tenu exactement la distance de la course et je ne consommerai que 3 gels : au km 10 un antioxydant, au km 20 un energix et enfin au km 30 un red tonic sprint air.

J’ai attrapé un groupe de coureurs et nous avançons conjointement vers la Strasberger Platz qui nous fait prendre la direction du sud de la ville. Un tiers de la course est déjà passée et je ne ressens pas de fatigue, l’allure me convient parfaitement.

Alerte musculaire.

Une nouvelle fois, les 5km sont bouclés en 19’12, je n’ai que 2 secondes de retard sur la fourchette basse de l’allure fixée après 15km. Néanmoins, depuis le départ, j’ai toujours mal au tendon de mon pied gauche. J’ai adopté un appui un peu sur l’extérieur du pied pour générer moins de douleur. Cette démarche contre nature commence à se ressentir au niveau de ma cuisse qui se raidit un peu. Continuer comme cela m’inquiète. Je décide donc de reprendre des appuis plus naturels quitte à forcer sur mon pied. Je cours avec une paire d’Adidas Adizéro Boston Boost. J’ai effectué toute ma préparation avec un modèle identique et celui que j’utilise pour la course a été rodé sur environ 80km. Ce sont mes nouvelles semelles qui semblent poser problème. J’ai finalement couru avec les anciennes, certes usées, mais moins contraignantes pour cette tendinite me semble-t-il .  Après quelques kilomètres sur des appuis plus naturels, la raideur disparaît, mais mon orteil me fait souffrir. Le Voltarène badigeonné sur le pied semble faire tout de même un peu effet au regard de la douleur de la veille lors du dernier footing. Je suis un peu rassuré.

A ce moment de la course, me rapprochant du semi marathon, je suis un groupe de coureuses et leurs accompagnateurs pendant quelques kilomètres. Sans m’en rentre compte, je me mets dans un mauvais rythme.

Suivre ou être suivi?

19’24 pour 5km et 1h21’11 au semi, J’ai un peu ralenti mon allure. Je double le petit groupe et me retrouve un peu seul avec un trou de plusieurs dizaines de mètre devant moi sans personne. En réalité, je me rends compte que je ne suis pas si seul que ça lorsque je sens que mon pied est effleuré par celui d’un coureur derrière moi. Je me retourne et remarque que je sers de meneur d’allure à une dizaine de coureurs. Ils sont trop près, je pousse sur mes jambes pendant une dizaine d’appuis et prends un peu le large sur mes poursuivants. Personne ne m’emboîte le pas, ils sont sûrement surpris par cette brusque accélération sans raison.

Je rattrape à cette occasion un coureur aveugle et son guide que je vais suivre, avec un peu de champ, au delà du 25ème kilomètre qui sera atteint après 1h36 de course. Les 5 km suivants seront parcourus à cette même allure de 3’53 au kilo, juste un peu plus que ce que j’envisageais. Les 2/3 de la courses sont passés et je me sens encore bien en forme. Le public qui borde les deux côtés de la route depuis le départ est galvanisant. Sans cesse, il ovationne  les coureurs. L’ambiance est géniale… Et le temps est de la partie avec un grand soleil et une température relativement fraîche.

La course commence…

347717_205867899_XLargeCette fois-ci, nous y sommes: le km 30, synonyme pour beaucoup de début des difficultés. Sur mes marathons précédents, le fameux mur s’est plutôt faire ressentir un peu plus loin, mais à Berlin je ne le sens pas venir. Je prends mon gels red tonic sprint air un peu par hasard, car je ne parviens pas à trouver le gel jaune ‘coup de fouet’ dans ma ceinture. Tant pis, j’en ai de toute façon un autre au cas où.

Je me suis conditionné mentalement en vue de ce moment de la course depuis plusieurs jours. C’est à ce moment que tout va se jouer. Depuis le départ, je me persuade que jusqu’au 30ème km, je dois être sur la réserve, ne pas forcer, comme lors des sorties longues. Par contre, la barre du 30ème km passée, je vais devoir me battre.

Et cela va fonctionner, je me sens fort mentalement et physiquement. La caféine du gel fait effet quasi instantanément et accompagne ma volonté.

J’accélère et commence à doubler des concurrents. Celui que je viens de doubler n’est qu’une étape avant le suivant. Je me sens survolté et je ne cesse de me répéter : »c’est maintenant », « double » et -un brin excessif- « celui là là-bas je le bouffe ». Il n’empêche que cela fonctionne à merveille car je vais réaliser mon meilleur bloc entre le km30 et le km35, passant d’un rythme de 3’53 à 3’49.

 Le compte à rebours commence

Plus que 7km… Je ne regarde plus ma montre, je me contente de 2 choses: doubler des coureurs et me répéter de ne rien lâcher. Plus que 6km, 5km, je ne sais si c’est moi qui accélère ou si ce sont mes adversaires qui ralentissent, mais je double toujours.

La fatigue commence à se faire sentir, mais le mental compense. Encore 4km! Un homme dans le public s’est un peu avancé: c’est Thomas! Je pensais l’avoir loupé vers le 32ème km. Il crie: « allez Flo, ne lâche rien! » Immédiatement j’ai la chair de poule et les larmes aux yeux. Il ne reste quasi rien à courir pour réaliser un véritable exploit même si mon allure est de 3’55 au kilo.

Le final…grandiose!

J’ai l’impression d’être en sprint pour les 2 derniers kilomètres. Il y a plusieurs virages, la porte de Brandebourg sera-t-elle derrière ce virage?… non encore un autre. J’adore cette partie de la course: la fin est proche mais pas encore en vue…

Ça y est! je vois la porte, c’est la délivrance! La ligne droite est avalée sans ralentir et pointent déjà quelques mètres plus loin l’arche et le tapis de l’arrivée. Je pleure déjà de joie en voyant que je vais passer sous le chrono qui indique 2h43…

347717_205899579_XLarge347717_205993769_XLargeJe l’ai fait! Exactement l’objectif annoncé et plus de 10mn de gagnées sur Paris en avril dernier. Je ne connais pas mon temps exact du fait de mon problème de démarrage. Je découvrirai plus tard que c’est même 2h42. Encore mieux. Je suis classé 403ème sur 27 903 finishers.

Je retrouve Baba JC, arrivé en 2h40 et Jeff en 2h37. Je suis euphorique. Arrivera ensuite Londs-Runner en 2h44,  Weimar en 2h58 et Guillaume en 3h01. Beaucoup de records sont tombés. J’ai une pensée à ce moment-là pour Marc et Julien qui abandonneront sur blessure mais qui reviendront très fort j’en suis sûr!

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Pour terminer il faut citer deux acteurs de cette performance: Célia, tout d’abord, à qui j’ai imposé un nombre invraisemblable de contraintes pour cette préparation et qui m’a tout de même soutenu et encouragé et bien sûr JC qui m’a concocté un plan millimétré et dont les conseils m’ont fait faire un pas de géant dans ma pratique de la course à pied.  Merci à eux deux!

Pour fêter cela également, OVERSTIM.S et EuclèsRunner vont vous faire gagner un pack marathon pour votre prochain objectif… Rendez-vous dans quelques jours!

Retrouvez également le récit de mes amis blogueurs-runners:

Guillaume alias Londs Runner. http://londs-runner.com/2015/10/marathon-berlin-2015-episode-1/

Jean-Christophe, mon entraineur alias BabaJC de BabaOrun.http://babaorun.com/marathon-de-berlin/

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Préparation Marathon de BERLIN Semaine 7

cumulhebdo1ère semaine du dernier cycle de développement avec encore beaucoup de kilomètres à la clé et une bonne fatigue en milieu de semaine qui va avoir des conséquences sur ma participation au semi de Lille prévue le samedi… La forme reviendra en fin de semaine heureusement.

Les séances.

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Comme pour chaque cycle de développement la durée des séances m’impressionne toujours quand je regarde mon programme de la semaine. Je commence par un footing qui dépasse l’heure. Depuis le début de cette prépa, ma vitesse de croisière pour ce type d’entrainement est proche de 4’30/km. Je ne force pas et boucle cette séance avec 17km au compteur. Le lendemain marque le retour à la piste, mais avec des distances de travail relativement importantes à la lumière de l’allure demandée: 3000m puis 2x2000m et enfin 1000m à 3’40 puis 3’35 et 3’30. Même s’il y avait pas mal de monde et malgré une petite collision avec un footeux traversant la piste sans regarder, je m’en sors finalement bien avec une allure légèrement inférieure à la consigne. J’y gagne malheureusement une petite entorse du pouce en ayant éjecté l’étourdi (c’est une formule soft…). Dès le lendemain matin, un footing d’1 heure clôture cette première partie de semaine. Vendredi matin, le réveil sonne pour commencer la journée par un travail de côtes, mais je ne parviens pas à sortir du lit à 5h30… J’ai préparé la veille sans grand enthousiasme mes affaires pour partir à Lille en fin d’après midi. Je me traîne toute la matinée. A midi ma décision est prise: je jette l’éponge pour le semi. Nous avions prévu de le faire à allure marathon, ce qui ne permettait pas d’espérer un record sur la distance. Immédiatement JC me concocte un plan de remplacement. En début de soirée je m’élance pour un footing très doux d’1h10. Après une très grosse nuit de repos, je vais faire ma séance de côtes manquée la veille avec un petit pincement en voyant les posts des amis, mais je ne regrette pas, l’envie n’y était pas, la forme non plus. Dimanche je vais me rattraper avec une super sortie longue de 2h30. J’ai 1h d’allure marathon à effectuer pendant celle-ci. Tout se passe à merveille, je bouclerai 36km avec la sensation de n’avoir forcé à aucun moment. L’allure travaillée est même un peu au dessus de ce qui est prévu à Berlin. Je finis cette semaine avec 116km et la motivation revenue.

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Préparation Marathon de BERLIN Semaine 6

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Une semaine d’assimilation, mais encore 80km effectués. Après la semaine précédente qui avait été allégée en raison de mon mal de cuisse, Baba JC entend bien me faire rattraper un peu de kilomètres. Je me suis donc fait sucrer mon lundi de repos! Et finalement tout va bien, malgré un peu de fatigue. Mon poids est en train de baisser à raison d’1 kg par semaine (je n’ai pas rebranché la tireuse à bière). Je voudrais arriver à 63 kg pour être léger à Berlin.

Retrouvez aussi une petite surprise dans le test de semaine en bas de l’article! Lire la suite